Lire une tablature d'ocarina
Une tablature d'ocarina montre, sous chaque note d'une partition, le schéma des trous à boucher. C'est un moyen de jouer sans connaître le solfège, à condition de savoir suivre le rythme. Ce guide explique comment lire les deux niveaux ensemble : la note écrite et le schéma dessous.
Les trois informations
| Élément | Où le lire | Ce qu'il indique |
|---|---|---|
| La note | Sur la portée | Sa hauteur : plus elle est haute sur la portée, plus elle est aiguë |
| Le doigté | Sous la note | Les trous à boucher, en rond plein |
| La durée | Forme de la note | Combien de temps la tenir |
La durée des notes
Le site note la durée en temps. Une noire vaut un temps, une croche un demi-temps, une blanche deux temps. Les silences se lisent de la même façon. La mesure, indiquée au début, regroupe les temps : en 2/4, deux temps par mesure, en 3/4 trois, en 4/4 quatre, en 6/8 six croches regroupées deux fois par trois. Les barres verticales séparent les mesures. Sur l'écran, la mesure jouée est mise en évidence pour retrouver sa place.
Suivre la lecture en direct
Le lecteur du site allume la note qui joue, et son schéma de doigté s'anime sur l'ocarina dessinée au-dessus : les trous bouchés se remplissent, les autres restent vides. La note s'affiche en toutes lettres (« ré5 ») et une onde légère accompagne le son. On peut donc s'entraîner de trois façons : suivre la partition, regarder l'ocarina, ou écouter.
Trois exercices de lecture
- Lisez une mesure en nommant les notes à voix haute avant de jouer.
- Lisez la même mesure en ne regardant que les schémas et en oubliant la portée.
- Jouez sans regarder l'écran et vérifiez ensuite si le rythme correspond.
Ce que la tablature ne dit pas
Elle ne dit ni le souffle, ni les respirations, ni l'articulation. Ces choix relèvent du jeu : le guide sur le souffle donne les repères principaux. Elle ne dit pas non plus si le doigté correspond à votre modèle : comparez avec la fiche de votre ocarina, comme l'explique le guide sur les doigtés.
Passer de la tablature à la portée
Avec l'habitude, l'œil finit par associer une position sur la portée à un doigté. C'est un bon objectif à plusieurs semaines : la tablature est une béquille, la portée reste utile car elle sert pour tous les instruments. Le tableau des doigtés permet de vérifier vos associations, et le jeu en boucle fixe les mesures difficiles.
À lire ensuite
- Lullaby : partition d'ocarina : Partition gratuite de « Lullaby » pour ocarina : tablature, doigtés 12 trous et 6 trous, audio ralenti, source du domaine public.
- Rothe Kirschen ess ich gern : partition d'ocarina : Partition gratuite de « Rothe Kirschen ess ich gern » pour ocarina : tablature, doigtés 12 trous et 6 trous, audio ralenti, source du domaine public.
- Sankt-Martins-Lied : partition d'ocarina : Partition gratuite de « Sankt-Martins-Lied » pour ocarina : tablature, doigtés 12 trous et 6 trous, audio ralenti, source du domaine public.
Exemple commenté
Prenons le début de Hot Cross Buns. La partition commence par trois notes descendantes, chacune tenue un temps : mi5, ré5, do5 (la dernière tenue deux temps). Sous chacune, le schéma montre un trou de plus bouché que sur la note précédente, puisqu'on descend. Il suffit de suivre : le doigt suivant se pose au moment où la note change, sans jamais lever ceux déjà posés. Cet exemple montre à quel point la tablature simplifie l'apprentissage : on lit le mouvement des doigts comme un fil qui se déroule.
Les pièges de la lecture
- La première mesure peut être incomplète : c'est l'anacrouse, un début de phrase qui précède le premier temps fort.
- Deux notes identiques successives se rejouent : le doigté ne change pas, mais le souffle se reprend.
- Un silence a sa durée : on ne joue pas, mais on compte.
- Une barre finale marque la fin de l'air.
Imprimer et annoter
Le bouton d'impression du lecteur produit une page propre, avec la partition et les doigtés. Annotez-la au crayon : entourez les mesures difficiles, notez les respirations, écrivez au-dessus d'une note le doigté propre à votre instrument s'il diffère. Une partition annotée est la meilleure mémoire de votre travail.
Vérifier sa lecture avec le tableau des doigtés
Quand un doute persiste sur un schéma, comparez-le au tableau des doigtés du 12 trous. Chaque ligne donne la note, les trous bouchés et leur nombre : une note plus aiguë d'un degré ouvre exactement un trou de plus. Cette règle sert de garde-fou, car si votre doigté ne change qu'à moitié entre deux notes conjointes, une erreur s'est glissée quelque part.
- Comptez les trous bouchés : ils diminuent d'un à chaque degré montant.
- Vérifiez les pouces, souvent oubliés parce qu'ils sont derrière l'instrument.
- Relisez la mesure au tempo le plus lent avant d'accélérer.
S'entraîner sans instrument
Lancez le lecteur à 50 pour cent sans souffler : posez les doigts sur une table, un par un, en suivant les trous qui s'allument. Ce travail à vide fixe les schémas dans la main. Il évite aussi de prendre l'habitude de souffler trop fort pendant que l'on cherche le bon doigté.
